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En passant...

 

30/10/11

 

Je viens, je pars, je reviens et j'espère ne pas repartir...

Qui sait?

J'ai du mal à rester fixée.

Je continue, néanmoins, à lire. C'est ma seule constante!

 

Les mises à jour sont plus nombreuses sur la page FB du blogue, ainsi que sur mon Twitter...

Malheureusement, ça n'a pas toujours rapport à la littérature... mais bon, les livres, c'est avant tout la vie, non?

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 00:56

Ça faisait vraiment longtemps que je veux lire "Le Grand Roman de Flemmar" de Fabien Ménar, l'auteur du très apprécié (et même vénéré) "Musée des Introuvables" qu'une de mes professeures de Cégep avait été bien inspiré de nous faire découvrir.

 

Eh bien, c'est maintenant fait.

 

Si je n'ai pas retrouvé la petite étincelle qui m'a fait accrocher au Musée des Introuvables, il n'empêche qu'on sent les éléments se mettre petit à petit en place. Ici, c'est surtout Flemmar qu'on suit, Flemmar et les évènements incroyables qui peuvent lui arriver... Et Josette, l'héroïque Josette qui affronte les tempêtes de son Flemmou avec un stoïcisme rien de moins qu'héroïque (oui je l'ai dit deux fois héroïque! Parce que ça ferait longtemps que je lui aurais donné une paire de claque, à sa place. Il n'est pas facile, son Flemmou)

C'est drôle, on apprécie, mais il faut avoir aimé d'amour le deuxième pour apprécier ce livre-ci. Disons que si je n'avais pas connu le deuxième, je n'aurai probablement pas lu celui-ci. Ou je ne l'aurai pas fini... En tout cas, moi je vous le dis, courrez donc acheter Le Musée des Introuvables ! Et pis, après, si le coeur vous en dit, allez chercher Le Grand Roman de Flemmar.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 21:24

      Je suis là depuis au moins dix bonnes minutes, à regarder mon écran sans trop savoir comment commencer ce billet. C'est que, cette fois-ci, le roman dont je veux parler a une valeur toute spéciale pour moi. J'ai eu le grand plaisir d'avoir l'auteur comme professeur de création littéraire à la dernière session universitaire et j'ai beaucoup aimé ses cours. D'ailleurs, ils vont me manquer, un peu, je l'avoue... Et j'ai eu l'honneur de voir mon exemplaire dédicacé :)

 

Cartes postales de l'enfer de Neil Bissoondath

« Alec est un homme d'affaires qui a créé sa petite entreprise. Il est collectionneur de voitures anciennes. Il est issu d'une famille modeste. Sa mère s'occupait de la maison, son père travaillait dans une usine d'automobiles en banlieue de Toronto. Pour Alec, la vie est un tissu de mensonges qu'il se raconte à lui-même et qu'il répète aux autres. Il est convaincu de devoir son succès à son talent, bien sûr, mais aussi au personnage qu'il s'est fabriqué: celui d'un homosexuel entretenant de nombreuses relations dans les milieux huppés d'où est issue sa clientèle.

Pour Sumintra, ou Sue, comme elle se nomme elle-même, il est hors de question de faire mentir l'image que ses parents se font d'elle, même si elle s'est ménagé une vie parallèle, à l'abri de leur regard. Quand elle fait la connaissance d'Alec, leurs vies secrètes se rejoignent et ils se découvrent amoureux l'un de l'autre. Le problème, c'est que leurs vies publiques vont à l'encontre de ce qu'ils sont, de ce qu'ils désirent, et les poussent vers tout ce qu'ils redoutent.

Dans ce roman bref qui tient le lecteur en haleine jusqu'aux dernières lignes, Neil Bissoondath propose sur le mode intimiste une troublante réflexion sur l'identité, sur les différentes identités qui s'opposent en nous: celle que nous lègue notre famille, celle que veut nous imposer la société, celle pour laquelle nous sommes prêt à risquer notre vie. »

 

     Quel roman que celui-ci ! Après la traduction, plutôt quelconque dont j'ai montré une des faiblesses ici, du Dôme de Stephen King (dont j'ai parlé précédemment), c'est un véritable plaisir que de lire les mots de Neil ! C'est délicieusement bien écrit et j'avoue avoir été happée jusqu'à la fin - la preuve, je l'ai dévoré en une seule soirée !

 

     On voit jusqu'où les secrets que l'on se forge sur soi-même pour les autres peuvent nous mener. Deux êtres qui son liés par leur besoin de se forger une image d'eux-mêmes pour leur entourage se retrouve et ne peuvent faire autrement que de tomber amoureux l'un de l'autre. Une histoire de désirs avant tout, de désirs physique, mais aussi de désirs d'être soi-même envers et contre tous.

 

     Vraiment surprenant, et la fin m'a surprise, mais elle en dit beaucoup sur le personnage principal. Je ne vous dirai rien de plus, seulement que c'est un très bon livre ! Je vous le recommande chaudement !

 

:)

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 05:06

   Premier livre de la trilogie, je peux vous dire que ça promet ! Et je peux aussi vous dire que je vais continuer à suivre les aventures des deux Miss Lili !

Zlili1.jpg

   Lili Klondike de Mylène Gilbert-Dumas raconte la folle aventure vers Dawson City de deux jeunes femmes qui n'ont pas froid aux yeux en ce XIXe siècle ! Deux jeunes femmes remplies de rêves qui ne veulent rien savoir des conventions du Québec des années 1800, ne voulant pas d'un mariage quelconque avec un mari quelconque et des enfants à la chaine. Ni du carcan de l'église avec son collier étrangleur. Elles décident donc de s'embarquer pour la grande route de l'or qui mène à Dawson City, la "nouvelle Paris" dont on dit que les rues sont pavées avec de l'or...

 

   Amusant ce premier tome où on fait la connaissance de ces deux femmes d'exception. J'ai aimé leur caractère trempé dans l'acier. Un peu d'innocence aussi, mais qui au final les amène plus loin que si elles s'étaient laissées convaincre par la dureté du voyage. Bien sûres, elles ne sont pas toutes blanches, j'en ai préféré une plutôt que l'autre, l'une semblant plus sage et l'autre croyant trop facilement son amant gambler.

   L'auteur est très renseignée et les recherches qu'elle a faite pour alimenter le décor de son récit est étonnant. On découvre les conditions presqu'inhumaine de vie de ces argonautes à la recherche de leur rêves. Ce sont des conditions très difficiles...

 

   Je conseille ce livre pour ceux qui aime les romans historiques. Je crois que ça a suffisament de potentiel pour être lu. Ce n'est pas un coup de coeur, mais j'ai beaucoup aimé !

 

« L'année 1897 sera décisive pour deux Canadiennes françaises portant les noms de Liliane Doré et Rosalie Laliberté. Fascinées par la ruée vers l'or, les deux jeunes femmes entament, chacune de leur côté, un périple vers le Grand Nord. Alors que l'une tente de fuir un mariage ennuyant et l'autre un emploi non valorisant, leurs buts sont néanmoins les mêmes : s'enrichir et goûter à la liberté. Véritables pionnières, elles refusent de se limiter au rôle prédéfini de la femme de l'époque et se lancent dans l'aventure, oubliant le froid extrême et la brutalité qui les attendent. Dans cet univers cruel dominé par les hommes, elles découvriront que la richesse ne se trouve pas toujours au fond des mines... mais bien parfois au fond de soi. »

 

Lili Klondike - Tome 1 - par Mylène Gilbert-Dumas, éditions Québec Loisirs, 2008, 370 p.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 18:44

   Le 13 mai dernier, sortait en librairie le dernier livre de l'auteur montréalaise Natasha Beaulieu. Est-ce que je vous avait déjà glissé un mot concernant cette auteure... ? Sûrement en ce qui concerne l'Ange Écarlate et sa suite, la Trilogie des citées intérieures, tellement j'en parle à tout le monde autour de moi... Attendez que je vérifie... Ah ! Je savais bien que je vous en avait déjà glissé un mot, c'est par ici !

 

   Bref, j'adore Natasha Beaulieu. J'aime son style, j'aime sa vision des choses, j'aime beaucoup ses éléments qui font de ses récits des histoires à part qu'on ne retrouve pas partout. Artiste underground de la scène montréalaise, elle n'hésite pas à incorporer son univers dans ses récits. Et c'est ainsi qu'on se retrouve avec son tout dernier livre Le deuxième gant qui traite du changement de cap de la vie de Marie-Aile, à ses trente ans. C'est un résumé assez rapide, mais je ne veux pas gâcher de punch ! Si l'on connaît un peu son univers, on sait pertinemment que ça ne se fait pas en douceur et dans un contexte "normal", puisque ses thématiques touchent souvent au monde fétichiste ou des pratiques plus ou moins sadomasochistes du genre humain. Dans ce livre-ci, on ne fait pas exception à la règle et il faut avoir parfois les nerfs bien accrochés et un esprit ouvert pour faire face à certaines scènes.

  Zdeuxiemegant.jpg

   Malgré cela, c'est un livre que je recommande chaudement pour son audace et pour la maîtrise de l'auteur de nous amener à découvrir le pourquoi du titre que l'on saura à la toute, toute fin...

 

« Un matin, alors que Marie-Aile Paradis attend l'arrivée de la rame de métro, une femme élégante lui demande son nom avant de se fondre dans la foule. Quelques jours plus tard, la même personne à la sensualité troublante l'accoste de nouveau et, tout en lui offrant un de ses gants, lui murmure à l'oreille : "L'amour naît parfois dans la cruauté. "

Intriguée par ces rencontres fortuites, envoûtée par le parfum qui se dégage du gant et encouragée par Yasmine, sa meilleure amie, Marie-Aile se lance à la recherche de la mystérieuse inconnue. Les seuls indices qu'elle possède : la marque du gant et l'inscription qui s'y trouve, K5566. Or, cette improbable quête va bouleverser la vie de Marie-Aile en obligeant la jeune femme à prendre conscience, à l'approche de son trentième anniversaire, que son existence, depuis une décennie, se résume à être la victime soumise d'un conjoint obsédé sexuel et l'esclave consentante d'un travail routinier.

De façon inattendue, Marie-Aile obtient un nouvel emploi qui lui plaît. Toutefois, une série de lettres reçue de façon anonyme la plonge au coeur d'un nouveau mystère dont l'origine semble remonter à la Seconde Guerre mondiale. Alors même qu'elle tente de reprendre sa vie en main - son quotidien ressemble de plus en plus à un enfer -, Marie-Aile réalise qu'elle ne cesse d'être manipulée par les uns et les autres, et que son destin ne lui appartient peut-être plus... »

 

   Ça fait long comme résumé hein ! Mais c'est un roman tellement dense et foisonnant qu'on ne peut pas vraiment faire mieux...

   Je vous renvoie sur le site de l'éditeur où vous pouvez lire quelques pages du roman...

 

Le deuxième gant de Natasha Beaulieu, éditions Alire, 2010, 544 p.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 01:08

   Comme je suis en congé aujourd'hui et que j'ai déjà fait ce que je devais faire, je suis donc dans l'obligation de me trouver quelque chose à faire jusqu'à ce soir parce que sinon je vais me ruer sur mon lecteur DVD afin de regarder le reste de la saison 4 de Docteur Who... et quoi de plus utile que d'alimenter ce modeste blog de mes revues littéraires des dernières semaines ? Allons-y Alonso (C'est grave, l'autre jours j'ai entendu le nom Alonso et PAF j'ai pensé au Docteur... C'était trop flagrant comme lien... Ça et en plus j'ai cru voir le sosie de Jackie Tyler à la boutique où je travaille, y'a pas à dire, je suis atteinte à un stade avancé !!)

  Zgrandemaree.jpg

   Je l'ai dit à de nombreuses reprises, j'aime Jacques Poulin. Je trouve que c'est un écrivain de grand talent qui produit des livres-doudou. J'ai commencé à découvrir son oeuvre à partir de Volkswagen blues que j'avais adoré, puis j'avais continué tout bonnement vers ses oeuvres plus récentes. J'ai tout aimé, à des niveaux différents. (Dailleurs, si vous allez dans la section littérature québécoise à gauche, non pas là, plus bas, eh bien vous allez tomber sur environ quatre ou cinq critiques de ses livres...) Jusqu'à aujourd'hui.

 

*Musique tragique.*

 

   Oui, je l'avoue devant vous tous, je n'ai pas aimé un livre de Jacques Poulin ! Il en fallait bien un. Sauf que ça m'a fait un froid avec le reste de l'oeuvre et je crois que je vais m'arrêter à celui là. Pourquoi gâcher ce qui était bien avec des livres plus... euh... de début de carrière ?

   Donc, dans celui-ci, c'est l'histoire d'un homme surnommé Teddy, qui s'en va sur une petite île déserte, envoyé par son patron parce que celui-ci veut qu'il soit heureux. Mais là, alors qu'il l'est vraiment heureux, le patron se met en tête qu'il a besoin de toute une floppée de gens et il (le patron) amène des gens sur l'île jusqu'à ce que tous ces gens mettent l'homme (Teddy) dehors de l'île. Vous me suivez ? Bref, j'ai pas accroché.

   Si l'écriture y était, l'histoire ne l'était pas et je suis restée sur le rivage à regarder les évènements s'enchainer en me demandant ce que je faisais là, stupidement à continuer... C'est qu'en fait, j'avais l'espoir que ça se redresse, mais non.

 

Bref, je vous le déconseille si vous commencez votre relation avec cet auteur, et je plains les jeunes étudiants secondaire qui ont parfois cette lecture en livres obligatoires. Pas étonnant qu'ils se plaignent.

 

« Seul sur une île au milieu du Saint-Laurent, un traducteur de bande dessinées voit son havre de paix envahi par des individus loufoques et une jeune femme belle, mystérieuse et indépendante avec laquelle il se lie d'amitié. C'en est fini de sa solitude créatrice.

Déjà reconnu comme un classique de la littérature québécoise, ce livre dit avec force et dans une langue somptueuse que le paradis sur terre ne dure jamais longtemps. »

 

Les grandes marées de Jacques Poulin, éditions Actes Sud Babel, 1986, 208 p.

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 02:50

   Et pour le dernier billet en retard (Ouf, que ne ferait-on pas pour ne pas faire ses travaux), un livre. Parce qu'il n'y a pas que le cinéma ou le théâtre dans la vie !

 

   C'est donc Les Rêves de la Mer d'Elisabeth Vonarburg que j'ai lu pour mon cours de science-fiction. En plus, c'est de la SF québécoise ! C'est la classe non ? Bon, je ne sais pas trop quoi en dire, alors je vous renvoie sur le site même de l'éditeur où vous pouvez feuilleter les premières pages de l'ouvrage en question.

Zrevesdelamer.jpg

« Eïlai Liannon Klaïdaru était encore enfant lorsqu'elle a «rêvé» pour la première fois des Étrangers. Elle ne se doutait pas alors qu'ils changeraient le destin de sa planète, Tyranaël.
La Terre surpeuplée va enfin essaimer : Virginia, dans la constellation de l'Aigle, est ouverte à la colonisation. Mais qui sont les constructeurs des singulières villes qui la parsèment ? Et pourquoi ont-ils disparu ?
Au soir de sa vie, Eïlai a rassemblé toutes les plaques mémorielles racontant la dramatique arrivée des Étrangers. Hélas, aucune ne dit clairement dans combien de temps elle aura lieu.
Et voilà le Nostos qui se place en orbite, et le premier drame : qu'est-ce que cette «Mer» qui, surgie de nulle part, annihile toute énergie dès qu'on l'approche... et toute vie à son contact ? »

 

   À la question : Est-ce que je l'ai lu ? La réponse est oui. À la question : Est-ce que tu l'as aimé ? La réponse est je sais pas. En fait, c'est incroyable ce qu'a réussi l'auteure. L'univers de Tyranaël est complexe, une multitude de fils mélangés ensemble et qui forment l'histoire en général. Il y a un personnage qui rêve de d'autres personnages et ces personnages-là sont comme surpris dans une étape de leur vie et du monde en lui-même. Mais c'est tellement mélangé qu'on finit par se perdre et ne plus vraiment comprendre qui a fait quoi, ou qui est-ce, ou quel est le lien entre eux...

   En plus de ça, il faut rajouter les nombreuses références à des animaux, à des matières, des concepts qui nous échappent totallement et qui ne sont pas décrit ou très peu. Évidemment, c'est extraterrestre, alors pour la logique interne c'est normal, sauf que. Il y aurait eu avantage à expliquer un peu plus. À force de rencontrer des mots étrangers (et il y en a beaucoup !) on vient à ne plus se poser de question et ne plus rien tenter pour imaginer. C'est trop dense et trop étranger. Voilà.

 

   Je ne crois pas continuer la série (c'est une saga de cinq livres), mais ça été interessant de voir un peu ce qu'était la SF québécoise... Bien que ce n'en est qu'une facette.

 

Les Rêves de la Mer d'Élisabeth Vonarburg, éditions Alire, 1996, 360 p.

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 22:49

Zpourenfiniravecoctobre.jpg« Deux jours plus tôt, James Richard Cross, attaché commercial de Grande-Bretagne à Montréal, avait été enlevé par le Front de Libération du Québec. En apprenant la nouvelle à la radio, nous avions été surpris et déçus. Membres du FLQ, nous savions qu'un enlèvement se préparait. Tout l'été nous avions participé à sa planification, mais jamais il n'avait été question d'enlever uniquement James Richard Cross. Pour nous, c'était risquer que toute la lutte soit identifiée à un conflit entre francophones et anglophones, un conflit de langue, alors que le problème était beaucoup plus profond. »


   Lu pour mon cours de théâtre.
   Bien qu'habitant le Québec dès ma naissance, je ne connais que très peu cette période politique qui a enflammé le pays tout entier. Le FLQ, j'en connais ce qu'on apprend dans les cours d'histoire - c'est-à-dire à peu près rien sinon que c'était des extrémistes qui faisaient exploser des bombes un peu partout à Montréal pour revendiquer la souverainté du Québec. C'est tout. Depuis, j'ai appris beaucoup de choses concernant cette période historique québécoise, notamment que ce qu'on peut apprendre n'est peut-être pas la vérité, mais seulement la version des vainqueurs, comme dans tous les conflits. Pour en savoir davantage, je vous renvoie sur Wiki, ça vous donnera une idée plus précise de la situation.
   Très intéressant par l'éclairage qu'il apporte, ce livre est écrit par un des membres qui a enlevé Pierre Laporte, donc un témoignage beaucoup plus directe de ce qui a pu se passer. On comprend, sans nécessairement approuver (d'ailleurs Francis Simard le dit lui-même qu'il ne cherche pas à excuser leurs gestes, mais simplement à faire comprendre) les motivations qui ont poussé ces personnes à faire ce qu'ils ont fait. On replace les évènements dans leur époque, la situation politique, ses faiblesses et ce que ça a changé, par après.
   C'est à lire, si on s'intéresse à cette période.


   Parallèlement à cette lecture, mon prof nous a envoyé voir la pièce qui a été extraite du film de Pierre Falardeau (mort l'année dernière si je me souviens bien) sur le même sujet : Octobre 70, présenté à la Caserne Dalhousie, une mise en scène de Martin Genest (que nous allons avoir comme conférencier bientôt).
   La pièce est, visuellement parlant, incroyable. Le public est assis tout le tour de la scène, sur des échaffaudages, sur trois étages. Nous voyons la pièce de haut, comme si quelqu'un avait enlevé le toit de la maison où est retenu Pierre Laporte. Les déplacements en dehors de la maison sont illustrée par des projections et des jeux particuliers du corps de la part des acteurs. La chronologie est projeté sur le sol afin que nous puissions suivre le déroulement. L'émotion grimpe à mesure que la pièce avance, jusqu'à la fin. Le début de la fin est présenté lentement par une projection au sol de fêlures dans une vitre et le meurtre par l'image d'une vitre brisée sur toute la surface de la scène. Cet apport multimédia apporte quelque chose de vraiment spectaculaire à cette pièce déjà lourde en intensité.
   Le jeu des acteurs est impeccable et confirme ce qu'on savait déjà; qu'ils ont beaucoup de talents.
   Bref, une pièce que je suis bien contente d'avoir vu pour la qualité de la pièce dans son ensemble. Je vous laisse le lien de la pièce (combien de temps sera-t-il actif, je sais pas, mais il y a des photos pour vous en donner une idée !)

ZOctobre70.JPG
Francis Simard, Pour en finir avec Octobre, éditions Agone Comeau & Nadeau, 2000, 248p.
Octobre 70, adaptation du film Octobre de Pierre Falardeau par Martin Genest, à la Caserne Dalhousie, mars 2010.

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 03:12

Zbeingathome.jpg« Un fait divers troublant. Une manifestation de folie furieuse, excusable pour les freudiens, impardonnable pour le commun des mortels. Un excès de démence qui provoque la panique. Un meurtre crapuleux. Un geste gratuit donc dangereux (car tout ce qui est gratuit peut devenir objet de suspicion). Le choc profond d'un acte irrémédiable dont on se demandera longtemps pourquoi il a été commis et surtout quelles dispositions sociales, familiales, sociologiques, personnelles, il aurait fallu prendre pour qu'il ne se commette jamais. »


   C'est la première fois que je lisais le texte de la pièce. Mon premier contact avec cet univers troublant, c'est par le film qui en a été tiré - un film adapté du texte, avec le même titre - et qui a été présenté à Cannes, à l'époque, en 1992 et mettant en vedette Roy Dupuis et Jacques Godin. De ce qui me reste de ce souvenir, le film représente très bien le texte de la pièce, surtout parce que le média cinématographique peut jouer avec des flashbacks visuels que l'art de la scène ne peut faire que par la parole.
   Univers troublant: La pièce présente l'interrogatoire et la confession d'un jeune homme qui avoue être l'assassin de son amant. La question tourne autour des deux personnages principaux comme une nuée sombre d'oiseaux de nuit, le pourquoi. Pourquoi Yves a-t-il commis cet acte définitif ? Pourquoi ? On finira par l'apprendre à la fin, après un crescendo d'émotion et surtout de tension.
   Au cours de la lecture, on finit par se demander si c'est vrai, si on peut soi-même en arriver là, en arriver par tuer par amour...

   Une pièce forte, intense, magnifique et tragique. Une de nos plus belles pièce québécoise...

Being at home with Claude (malgré ce qu'il parait, la pièce est écrite en québécois, j'oserais même dire en joual, de cette belle langue qui est plus facile de dire que de lire...), de René-Daniel Dubois, édition Leméac collection Théâtre, 1986, 110 p.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 20:06

Zcadavredessert.jpg« - Alors ces m'sieur-dame ont fait leur choix ? Madame...
- Alors, radis, radis, go, je suis affamée ! Alors, je vais prendre ceci
comme entrée, ceci comme deuxième entrée, ceci et ceci. Pour le
dessert, je vais y penser encore.
- Bien, c'est tout naturel. Excellent choix d'ailleurs. Et pour
Monsieur, ce sera ?
- Pour ma part, je vais prendre cela, cela et cela. J'aimerais ce
dernier cela plutôt médium saignant. Et à la fin, je choisis toujours la même chose, c'est immanquable, je vais prendre la sortie. Pour le vin, je vais choisir votre Château Machin. »


   Je n'ai pas l'habitude de lire de la littérature jeunesse, mais il
m'arrive de me laisser tenter... Avec celui-ci, c'est une histoire d'amour qui remonte à l'école secondaire alors que j'essayais de trouver une littérature différente de celle qui m'alourdissait la tête dans les cours. Et je dois dire que j'ai été servie !!
   Un cadavre au dessert est le quatrième titre de la série dont les
autres sont Un cadavre de classe, Un cadavre de luxe et Un cadavre stupéfiant. Si celui-ci m'a un peu déçue par le nombre de pages, les trois autres sont plus consistants et il y en a plus à se mettre sous la dent. Cette série est une mine d'or de joie et de bonne humeur !
   C'est un foisonnement de jeux de mots, d'adresses aux lecteurs
(comme si c'était l'auteur qui racontait une histoire et qui prenait le temps de faire des clins d'oeil à son auditoire), et surtout de notes en bas de pages qui sont encore plus drôle que le reste, si c'est possible !
   Vous n'avez pas envie de vous prendre la tête avec une lecture
lourde ? Eh ben lancez vous dans la série de Robert Soulières, vous ne le regretterez pas !! En plus, une fois qu'on a terminé la série, il y en a une autre qui est tout aussi hilarante, celle du Chevalier de Chambly, dont je finirai bien par vous en parler un moment donné...


Une note de bas de page prise au hasard : « [...] En passant,
donnez-moi une chance: lisez les 100 premières pages de ce livre et si ça ne vous plait pas, abandonnez-le tout simplement. Nous ne serons pas plus mauvais amis pour autant. » ... Surtout quand on considère que le livre en entier ne fait que 62 pages !!!

Un cadavre au dessert, Robert Soulières, éditions Soulières éditeurs, 2009, 62p.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 17:16

« Tout débute au cours d'une soirée fétiche lorsque l'Ange écarlate, une dominatrice, écorche de ses ongles d'acier la poitrine de Jimmy Novak. Depuis, le jeune peintre a littéralement cette femme dans la peau ; et si son art s'en ressent, son corps en subit également les étranges effets : il ne dort plus, ne mange plus, s'abreuve de son sang et des images d'une Cité inconnue hantent son esprit, tout comme le mot Kaguesna !
De son côté, l'Ange écarlate ne comprend pas davantage : pourquoi est-elle attirée par ce peintre ? Pourquoi la simple proximité de l'autoportrait du jeune homme, acheté par son ami Boris, la met-elle dans tous ses états ?
Mais peut-être l'Ange et Jimmy ne sont-ils qu'une composante d'une fantastique histoire qui a commencé quelque trois siècles auparavant, à Londres ? C'est ce que tente d'apprendre Ian Béluterre, de retour de Grande-Bretagne, tandis qu'il erre dans Montréal à la recherche de l'Ange écarlate. »


   Relecture de ce livre qui m'avait tant fascinée à une autre époque de ma vie... J'ai souvent peur de relire... Vous savez ce que c'est, on lit une première fois, on adore, on laisse de côté parce que bon, il y a un tel choix qu'on ne peut pas se permettre de rester collé sur un seul livre, le temps passe... Et puis un beau matin on dépoussière quelques tablettes de cette bibliothèque devenue labyrinthique et on redécouvre ce petit livre qui, malgré le temps, garde son aura un peu spéciale...
   Bref, j'avais peur de ce que j'allais y retrouver, mais finalement, je m'inquiétais pour rien ! Bien sûr, le style est un peu maladroit - de mon point de vue de vieille baroudeuse livresque - mais la magie de l'histoire y est toujours... J'ai retrouvé avec plaisir les personnages bien campés de Jimmy, le peintre fougueux, L'Ange avec sa force et sa fragilité, David le mystérieux, Boris aux yeux violets... Toute une galerie de personnages qui ne se contentent pas d'être dans l'histoire, mais de vivre réellement devant nos yeux ébahis de lecteur qui avons tant vu... C'est l'histoire d'une passion qui transcende la vie elle-même, une porte entrouverte vers un ailleurs singulier... Une réflexion sur la vie, l'art, sur ce qui nous pousse à agir, à avancer dans la vie... Bref, j'adore !
   Comment vous en dire plus sans pour autant gâcher le plaisir des punchs ? Je crois que je vais en rester là... Je vous le conseille vivement, d'ailleurs je crois savoir qu'il est facilement disponible en France, mais attention coeurs sensibles, ce n'est pas nécessairement facile pour tout le monde... Et en plus, c'est une trilogie, je vous parlerez des deux autres tomes plus tard... ;)


L'Ange écarlate, Natasha Beaulieu, éditions Alire, 2000, 304 p.

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