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Osez.

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"Des histoires d'amour écrites pour la femme d'aujourd'hui"; ouhhh que ça donne envie !


Tambours je vous prie *Tadadadadadadaaaaaaaaam* merci.

   Alors pour vos yeux déjà beaucoup sollicités dans la journée, voici mon billet qui enrichira la collection du challenge des Harlequinades 2009 tout en vous donnant le goût (ou pas) de lire ces deux oeuvres hautement culturelles et pointues.


Tout d'abord, le contexte hors lecture.
   Comme certains le savent déjà, j'ai une boîte remplie de ces petits livres désuets qui attendent sagement leur tour ou une décision quelconque de les envoyer dans une bouquinerie à vingt-cinq cents. J'ai donc ouvert la boîte et je suis partie à la recherche du livre perdu, entre la clairière de la collection suave DUO en rouge crépuscule et la dense forêt des harlequins sans-noms-de-collection-et-sans-images-de-couverture. Oh et si vous tournez la tête un peu vers la gauche, vous verrez la mer des harlequins-avec-une-couverture-très-années-80 avec ces coquillages de livres-guimauves-probablement-harlequins-mais-aussi-historiques. Bref, des moments d'enchantements que j'essaie de minimiser au maximum !
   Ayant choisi le thème général de la neige, non seulement parce que je l'adore mais aussi parce que cela permet les joies d'un huis clos interessant et inévitable, j'ai donc lu les deux derniers livres ayant comme décors cette poudre magique qui restaient dans la boite des livres oubliés. Je dis les deux qui restaient parce qu'il y en avait au moins un de plus, mais il fait partie de mes favoris et donc il était hors de question que j'en parle ici puisque cela aurait gâché l'aura romantique-kitsh de quand je m'y plonge, avec un délice inavouable.


Prêt ? Attention les yeux !

La première lecture.
   Les neiges de Montdragon d'Essie Summers dans la collection Harlequin Romantique, numéro 4 en exemplaire promotionnel. Oui, promotionnel. Parce qu'en plus de faire plusieurs milliers de titres différents, il fallait en plus qu'ils en rajoutent en promotion. Comme quoi, tous les moyens sont bon pour faire rêver "la femme d'aujourd'hui" !


« Elle ne pourrait lui pardonner. "Très ordinaire, cette fille... suffisante pour les vacances, faute de mieux..." Ces quelques mots surpris par inadvertance vont replonger Penny dans le néant d'où elle avait enfin fait surface. Elle décide de fuir, le plus loin possible. Mais son imagination débordante l'avait entraînée dans des sphères où elle n'aurait pas dû s'aventurer... » dixit la quatrième de couverture.

   Ça ne vous rappel pas quelque chose ce « Très ordinaire, cette fille... » ? J'avoue que ça a influencé mon choix le concernant, l'allusion à Orgueil et Préjugés est interessante pour une auteur née en Nouvelle-Zélande (d'ailleurs, devinez où se situe l'ensemble du livre... ? Ah ! C'était prévisible.). Comme quoi Jane Austen est universelle.
   Donc, Penny (de son prénom Penelope) est en pleine rupture de fiancaille parce que bon, l'homme qu'elle allait épouser est vraiment... enfin, c'est pas Darcy et c'est pas non plus le bel homme sauvage que les éditions Harlequin nous présente non plus. Disons qu'il veut l'épouser parce qu'il la trouve... efficace. Eh oui.
    Évidemment, Penny est une jeune fille douce, de bonne nature et totalement dévouée à sa famille. Alors qu'elle est en vacances, elle rencontre Carl de qui elle tombe amoureuse (et je vous épargne les balade sur le bateau au clair de lune et les danses voluptueuses et les échanges de coup d'oeil brulants, ainsi que le premier baiser en page 12) jusqu'à ce qu'elle entende par inadvertance la phrase mentionnées plus haut. À partir de ce moment, le Carl en question est une brute, elle le déteste et sans lui demander quoi que ce soit retourne chez elle en laissant le monsieur tout perdu quoique un peu irrité puisqu'il a découvert les fiançailles sans savoir qu'elles étaient rompues.
   Et ce n'était que le premier chapitre !!
   La jolie Penny se trouve alors un job de "femme à tout faire" chez une vieille dame qui habite Montdragon (d'où le titre... vous vous doutez qu'il y aura de la neige !! Oh mais devinez quoi ? Notre petite Penny est une championne de ski ! Rien de moins !) et qui se retrouve souvent isolée, donc elle a besoin d'aide pour ses petits enfants pendant que les parents sont partis travailler... C'est beau, idyllique presque jusqu'au retour de l'enfant prodigue qui est nul autre que.... allez, devinez !! Ouiii ! Notre Carl abandonné qui est bien en colère contre notre petite Penny notamment parce qu'il apprend diverses situations tout de travers (les fiançailles, la fuite du petit Noël...). D'ailleurs, il lui sort une de ces répliques : « Vous valez mieux que rien. » qui nous donne toutes un petit frisson (de colère, de désirs, de dégoût ou de frustration dépendament de chacune !), l'embrasse encore en page 78 et Penny reste aveugle aux petits yeux tristes de son homme, se persuadant au passage qu'il n'est pas amoureux d'elle (Faut dire au passage qu'il y a une belle descendante de royalité maori qui se promène autour de l'homme en question, alors à la limite, on peut lui donner le bénéfice du doute.)
   Finalement, ils se retrouvent tous les deux dans une tempête de neige, lui en ayant la jambe cassée, elle le trainant dans la neige sur un traineau avec une corde qui lui déchire les mains et les genoux. En retrouvant ses esprits, il n'en revient pas, lui fait une belle déclaration d'amour et vont retrouver grand-mère qui les attend avec un sourire fendu jusqu'aux oreilles parce que évidemment, elle avait tout deviné depuis le début !
   Ah oui, vous savez pour ce que Carl a dit au début, au sujet de la fille ordinaire... il le disait pas d'elle... mais de son bateau !! Aaahahaha on est tous pliés de rire.

   Bon j'ai essayé de faire court... mais ouh la la... que de rebondissements !

Alors, nous avons donc vu aujourd'hui que:
1. Les héroïnes sont souvent très jolie, genre beauté discrète, mais toujours mince et gracieuse.
2. Elles ont eu une enfance ou une vie de famille difficile et elles sont dévouées à leur famille par bonté d'âme.
3. Même si ça été publié pendant les années 80, il y a des baisers avant la fin !
4. Le monsieur est toujours toujours toujours beau. Même s'il n'est pas décrit comme l'animal fauve qui chasse sa proie, ça reste un joli monsieur irrisistible ! Ici, c'est un magnifique montagnard fort et courageux... (avec de belles grandes mains... Qui a le même fantasme que moi, les belles grandes mains !? C'est irrisistible !)
5. Le monsieur en question comprend souvent tout de travers.
6. Il a une amie très (trop) séduisante du point de vue de tout le monde... mais pas pour lui.
7. Grand-mère sait toujours tout. Elle est plus perspicace que l'héroïne qui se persuade qu'elle n'a aucun charme et que donc son homme ne peut pas être attiré par elle.
8. Et à la fin, le monsieur, malgré la patience dont il a fait preuve pendant plus de 140 pages, ne peut plus se retenir et demande avec fièvre quand ils vont pouvoir se marier...

La seconde lecture.

   Sous un manteau de neige de Janet Dailey de la collection harlequin numéro 241.

Je serai brève, je ne l'ai pas terminé. Rendu à la moitié, j'en pouvais déjà plus, totalement blasé dans les allers-retours "je te désire-je te veux plus-j'te veux encore-j'ai trop de travail"... Bref.


« Un homme comme les autres ? Brian Canfield serait plutôt exceptionnel. Il collectionne les femmes comme d'autres collectionnent les porte-clefs. Il est riche, beau, et sait se montrer persuasif et énergique. Cette combinaison irrésistible fait des ravages.
Qu'en sera-t-il de Stéphanie Hall ? Elle n'est après tout que la petite soeur timide du gérant de l'Auberge du Sanglier Blanc qui appartient à l'éblouissant monsieur Canfield. Stéphanie n'est nullement coquette. Une relation avec cet homme n'ouvrirait sur aucune perspective et conduirait fatalement à sa perte.
Mais comme tant de femmes avant elle, Stéphanie ne saura comment résister au fameux charme ! »
dixit la quatrième de couverture.


   Donc, on peut voir ici tout ce qui constitue le cliché typique du harlequin classique qui nous vient à l'idée à la mention même du titre de la collection. Il est riche à outrance, elle n'est qu'une employé de bureau modeste. Il voyage, collectionne les femmes et il brasse de grosses affaires, elle fait la comptabilité la semaine et la fin de semaine elle fait ses tâches ménagères, comme toute gentille fille. Elle est encore vierge à 22 ans parce qu'elle s'est occupée de son père paraplégique et que sa mère est morte une dizaine d'années auparavant. Ils se rencontrent, le feu prend (au sens figuré hein, l'auberge reste debout malgré tout) et elle se fait briser son petit coeur parce que lui l'aime trop et qu'il voulait garder la tête froide pour ses affaires, alors il se dit "Mais tiens, pourquoi ne pas rompre avec elle en montant un plan pas possible avec mon ex...".
   Malgré toutes les idées préconçues sur les harlequins de l'ancienne génération, le baiser dans sa dimension autre que fraternel n'est pas tabou partout ! J'en était à la moitié seulement et nos deux tourtereaux en étaient au quatorzième baiser fougueux et/ou langoureux et/ou sensuel et/ou enivrant.
   Là où le précédent livre nous emmenait dans un suspense incroyable quant à comment le monsieur allait se sortir d'une confrontation journalière, ici on le sait déjà depuis le début qu'elle va lui tomber dans les bras comme une débutante et on arrive même pas à la plaindre. Il part en voyage à tout bout de champ, agit en gamin capricieux et elle est là à lui dire "daccord pas de problèmes", "oui daccord" et quand elle lui dit non, il explose de rage ou de fureur selon l'humeur du moment et la quitte en larmes.
   Finalement, pas besoin de lire la fin pour savoir qu'il va quitter ses femmes et son rythme de vie effréné pour ses beaux yeux et qu'ils vont se marier joyeusement dans la joie et le bonheur.


Aujourd'hui nous avons donc aussi appris que :
1. Comme précédemment, l'héroïne a une enfance malheureuse qui ne lui permet pas de s'épanouir complètement.
2. Le monsieur est riche et plein d'expérience. Il tombe amoureux de la seule femme qui n'en a pas. De plus, c'est une personne normale qui n'a aucun lien avec sa vie.
3. Dès la première rencontre, ils s'embrassent avec passion. Le reste du récit ne fait que confirmer ce que le lecteur sait depuis le début.
4. Il y a une jolie femme prête à tout pour garder le monsieur. D'où une crise inévitable de jalousie et de larmes.
5. Tempête de neige ! Le monsieur est pret à braver les éléments pour se retrouver avec sa belle.
6. Finalement, tout le monde se retrouve avec une position avantageuse, l'héroïne se retrouve dans les bras du tombeur et surtout il lui promet que plus jamais il ne prendra de maitresse........ (au risque de paraitre cynique, on n'y crois pas tellement).
7. Pour terminer, ce n'est pas tous les harlequins qui sont bons, certains nous séduisent par un thème qui nous touche personnellement, d'autres nous rebutent mais au final, on trouve toujours dequoi satisfaire notre besoin neurologique de kitsh assumée ou non.

Et voilà, j'espère que vous avez réussi à passer au travers de ce très long billet !

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S
<br /> Ayant lu des quantités d'Arlequin pendant ma période ado boutonneuse et romanesque (surtout des Barbara Cartland !) je retrouve parfaitement cet univers dans ton billet ! Et je te remercie beaucoup<br /> pour ton analyse parce que j'ai éclaté de rire bien souvent ! Les Arlequins ont aussi se pouvoir de faire rire !<br /> <br /> <br />
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K
<br /> Alors si tu as éclatée de rire, j'ai atteint mon but !! ;) C'est mauvais, c'est sûr, mais que de souvenirs de notre période d'ado ! Et puis c'est bon contre la déprime ^^<br /> <br /> <br />
K
Tu vas rire, mais je pense que je les ai lus, ceux-là... Ca me dit terriblement quelque chose!! Faut dire que j'en ai lu des quantités quand j'étais ados!!! Et non, c'est pas toujours bon, les vieux comme les nouveaux!!
Répondre
K
<br /> Meuh ! C'est vrai ?! Malade !! ^^ Fallait que je tombe sur deux que t'avais déjà pu lire ! Tu veux pas en rajouter dans mon analyse ? ;)<br /> <br /> <br />