« Installé au coeur de Québec, un écrivain public mène une existence heureuse en compagnie de son amie Kim. Un jour, il reçoit la visite d'une homme âgé, d'allure étrange, qui lui demande d'écrire une lettre à sa femme avant de disparaître mystérieusement. Jack ressent le besoin de retrouver sa trace et commence une filature discrète dans les rues de la Vieille Capitale. Au terme de sa quête, sa vie prend une direction à laquelle il ne s'attendait plus. »
Vous vous souvenez, j'ai déjà dit que souvent les quatrièmes de couverture ne disaient jamais rien de bon et qu'on devrait les supprimer. Eh bien celle-ci est comme je les aime; courte, simple et qui ne dévoile rien de trop sur l'intrigue du récit. L'essentiel est là, sans plus. Ensuite on entre dans le livre comme on entre dans un lit fraîchement fait après une longue journée, avec un grand bonheur...
Le style de Poulin est égal à lui-même toujours rempli de lumière et de poésie. Il n'y a pas beaucoup d'auteurs qui réussissent à montrer le Vieux Québec comme je le vois, lyrique et un peu rêveur, mais surtout plein de possibilités. On parcourt les rues de ce vieux quartier historique de long en large en compagnie de Jack et de ce mystérieux Vieil homme en qui le narrateur se projette, d'une certaine façon.
C'est une belle lecture à faire, particulièrement ces jours-ci où il fait plus gris, on peut se permettre de rêver aux beaux jours de l'été sur la Terrasse Dufferin en plein soleil et en écoutant le fleuve murmurer sa mélodie...
J'ai déjà parlé de cet auteur pour L'anglais n'est pas une langue magique et La tournée d'automne...
« Je me dirigeai vers la statue de Champlain avec l'idée de marcher au hasard dans le Vieux-Québec. Toutes sortes de détails accrochaient mon regard : les jeux de lumière sur le fleuve, un arbre plus vieux que moi, un chat dormant sur la tablette d'une fenêtre, une fille avec un énorme sac à dos, un livre nouveau dans une vitrine, le rouge ou le bleu d'une toiture... »
Chat Sauvage, Jacques Poulin, éditions actes sud/Babel, 1998.