« Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soir après son travail, son ancien professeur de japonais. Et c'est insensiblement, presque à leur coeur défendant, qu'au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d'une nuit d'automne... Ces histoires sont tellement simples qu'il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l'air du bonheur qu'on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu'elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu'elle ne s'enfuie. »
Un autre coup de coeur littéraire ! J'adore cette histoire... C'est doux comme une fraise chauffée au soleil. En gros, c'est le récit d'une relation d'amitié (au début) entre une femme et de son ancien professeur. Ils se sont rencontrés, par hasard (vraiment ?), dans un petit café, près du domicile de la narratrice et cette relation va peu à peu glisser vers une relation plus profonde, un peu comme si ç'avait été toujours comme ça. Et on mange et on boit beaucoup dans ce livre ! Tellement, que ça donne envie de partir manger un morceau au resto japonais du coin !
La traduction a été bien faite selon moi. Le texte coule facilement, on n'accroche pas à des défauts syntaxiques mal venus comme on peut en trouver dans d'autres livres... Ça se lit tranquillement, pas besoin de se prendre la tête, c'est tout doux !
« Un gros papillon de nuit, attiré par la lumière, a pénétré dans la chambre. Il a tournoyé en faisant tomber la poudre de ses ailes. J'ai tiré sur le fil du commutateur, transformant la vive lumière en une veilleuse orangée. Le papillon s'est attardée un moment, mais bientôt il a disparu dans la nuit. J'ai attendu quelque temps, mais le papillon n'est pas revenu. »
Les années douces, Kawakami Hiromi, traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu*, aux éditions Picquier poche.
*Sugu-s ! À qui ça fait penser au vieux coquin de L'Ombre du vent ? Les bonbons fétiches de Fermìn ! Oui, il y a parfois des liens bizarres dans ma tête... ;)