« Au début, c'était juste une idée en l'air. Mais Galarneau, le roi des patates frites et du hot-dog, se laisse gagner par la fièvre de l'écriture et fait murer sa maison pour s'épancher dans des cahiers de poèmes. Le début d'une nouvelle vie ? Un roman audacieux et désinvolte, un brin anarchiste, devenu un classique de la littérature québécoise. »
Enfin, j'ai ouvert le désormais classique Salut Galarneau ! de Jacques Godbout dont j'ai entendu parler à de nombreuses reprises. Quoi dire à son sujet ? Ce n'est pas mon "top number one" de tout les temps, mais je dois dire que j'ai beaucoup aimé ça. Ce Galarneau un peu naïf, mais intelligent, un peu maladroit, mais franc et droit comme un chêne (messemble que j'ai déjà entendu ça quelque part... concernant les coureurs des bois canadiens, ils en disaient qu'ils étaient francs et droits comme des chênes ou quelque chose dans ce goût là... Faudrait que je retrouve cette source...), bref, Galarneau est un personnage attachant. À la lecture, j'ai eu cette impression un peu particulière qui s'apparente à une bonne doudou chaude au coin du feu, d'être tout simplement chez moi, un peu comme à la lecture des livres de Jacques Poulin lorsqu'il écrit à propos du vieux Québec. Un tendre goût de déjà connu...
« J'ai tourné le bouton de poêle à low pour garder la graisse juste assez chaude qu'elle n'imbibe pas les patates, bien que les clients, par des après-midi morveux comme celui-ci, viennent rarement se montrer le bout de la langue. On ne mange pas des patates dans n'importe quel climat, peu importe le temps. Il y a des soleils qui en donnent envie, des vents doux qui vous font venir au-dedans des joues un goût, un besoin de salé, des avant-pluie qui vous picotent les gencives jusqu'à ce que vous ayez mordu dans une longue tranche, un long bâtonnet de patate blanche, molle en son centre, dorée juste à point en surface, une peau de graisse encore bouillante couleur vahinée tout autour. » p.55
Ça c'est des bonnes patates frites !! C'est comme ça que je les préfère, ici à Québec j'en ai pas trouvé des comme ça... Mais à Granby en montant vers Montréal, ils en ont !! Trop bonnes... Rien à voir avec des frites du McDo, trop pâles et trop salées, ni les junk food en général d'ailleurs, puisqu'elles ne sont pas faites à la main... Bref... C'est les plusse meilleures frites au monde !
Hum, pour revenir au livre, si vous voulez avoir un aperçu du Québec des années soixante-dix, c'est une bonne idée - en tout cas franchement supérieur à Réjean Ducharme si vous voulez mon avis...
Salut Galarneau ! de Jacques Godbout, 1967, aux éditions du seuil.