« Introduit dans le cercle privilégié d'une université du Vermont, un jeune boursier californien s'intègre peu à peu dans un petit groupe d'étudiants de la grande bourgeoisie. Il découvre un monde insoupçonné de luxe, d'arrongance intellectuelle et de sophistication, en même temps que l'alcool, la drogue et d'étranges pratiques sataniques. Très vite, il pressent qu'on lui cache quelque chose de terrible et d'inavouable, un meurtre sauvage et gratuit qui l'entraîne, lui et ses camarades, dans un abîme de chantage, de trahison et de cruauté. »
Je l'ai terminé ! La Rentrée, ayant ralenti mon rythme de lecture habituel, m'a empêché de le terminer pour la fin août comme je l'avais prévu. Il faut dire aussi que la deuxième partie du récit m'a moins emballé que la première...
La première partie - celle d'avant le meurtre (qu'on peut dévoiler impunément puisqu'il est mentionné dès le début du récit) - racontre l'introduction de Richard dans le cercle très fermé de la classe de grec menée par un professeur haut en couleur et finalement assez peu porté sur le réel, Julian Morrow. Tout est présenté comme un rêve; les personnages qui forment le club sont intelligents, doués, tous différents mais tellement semblables et très serrés les uns aux autres. Ils accueillent Richard dans leurs réunions et il voit leur quotidien - qui a l'air assez cool, disons-le. J'ai tellement été séduite par cette ambiance que j'ai eu une envie folle de retourner travailler mon latin (qui commence tranquillement à se perdre, d'ailleurs... Va falloir que je remédie à la situation !). Faut dire qu'ici, les étudiants qui ont vu le latin ou le grec sont plutôt rares... En tout cas, à ma connaissance ! Et puis je me faisais toujours regarder d'une drôle de façon quand je disais que j'avais un cours de latin... Enfin, passons !
La deuxième partie - après le meurtre si tout le monde a suivi - est à l'image de ce qui se passe lorsqu'une épreuve très dure frappe les membre d'une fraternité. Les membres réagissent tous différemment et se dissocient les uns des autres. J'ai trouvé cette partie un peu moins interessante que la première surtout parce que je trouve dommage de voir le mauvais côté des personnages (même si je sais que c'était essentiel). Leur vraie nature se révèle et c'est tout l'ensemble des illusions qui s'effondre... C'est comme un tour de magie d'un illusionniste, lorsqu'on voit l'envers du décors... Toute la magie s'envole.
Bref, c'est un très bon livre, je le recommande à tous ! Même s'il y a des longueurs vers la fin... mais bon dans une brique de plus de 700 pages, c'est normal, non ? À lire, ne serait-ce que pour l'envoûtante ambiance de la fraternité...
Le maitre de l'illusion, Donna Tartt, Pocket, 1993, 705p.