« Montréal, rue Sainte-Catherine. Sous-sol d'une pizzeria. On gèle. Des rats courent dans tous les sens. Trois squelettes, vraisemblablement des jeunes femmes. À quand remonte leur morte ? Comment ont-ils pu se trouver là ? À peine arrivée à Montréal pour témoigner à un procès, Tempe Brennan se voit chargée de l'enquête. Confrontée à des problèmes personnels et professionnels, elle ne voit pas venir l'immense piège dans lequel elle est en train de s'engouffrer. Trois femmes ont été assassinées, elle pourrait bien être la prochaine. »
Je ne lis pas beaucoup de policiers. En fait, les derniers que j'ai lu, ça devait être des Agatha Christie réchappées d'un hiver de mon adolescence... Mais j'en regarde beaucoup par contre, surtout des séries télé: Ça a commencé avec Fortier - pour ceux qui connaissent - ensuite plus récemment, Les Experts Las Vegas, Les Experts Manhattan, NciS et Bones tout récemment qui m'a donné envie de lire les livres dont ils ont été tirés. C'est fou parfois de voir à quel point le genre humain est finalement assez banal puisqu'il n'y a que trois grands genres de crimes: le sexe, l'argent et le pouvoir. C'est dans leurs exécutions que l'imagination de l'Homme trouve sa place. C'est incroyable de voir les diverses méthodes que l'Homme a inventé pour assouvir son désir de domination sur les autres. Comme dans ce livre de l'anthropologue judicière Kathy Reichs.
C'est la première fois pour moi que je lis un de ses livres et je ne peux pas dire que je me suis ennuyée. En effet, elle sait comment une structure narrative doit être faite pour nous forcer à lire malgré l'heure qui s'égrène sans relâche, c'est-à-dire de courts chapitres qui se terminent par des chutes qui font en sorte qu'on ne peut pas arrêter la lecture là-dessus, il faut continuer ! Bref, une méchanique vraiment efficace.
Mais je ne peux pas dire que c'est le thriller de l'année... Certes, le suspense est là, mais finalement une fois l'enquête résolue, il me reste un goût de "C'était juste ça ?" un peu fade. J'aurais aimé plus. J'aurais aimé plus tordu, plus compliqué, plus... fou ! Comme dans certaines histoire de Stephen King (je pense surtout à cette histoire du gars qui enterre la voiture de son patron dans le désert... C'était quoi déjà...? Ah oui ! La cadillac de Dolan) mais est-ce le sujet qui était trop simpliste ou alors est-ce simplement le point de vu, qui reste extérieur malgré tout, qui m'a donné cet arrière goût ? Parce que dans le récit de King, on voit le récit par celui qui commet le meurtre et non par celui qui résoud l'enquête. J'imagine que ça doit jouer...
Bref, c'est une bonne lecture, efficace sur plusieurs point, mais qui ne renouvelle pas le genre - en tout cas à mon avis.
Meurtres à la carte, de Kathy Reichs, Pocket, 2006, 410 p.