« Il a suffi que l'ordinateur d'un laboratoire ultra-secret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l'Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4%.
Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël ; une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun.
Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l'Homme sans visage, l'Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L'incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.
C'est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer. »
*Je trouve ça dommage, c'est pas ma couverture... Sur la mienne, il y a un panier renversé dans une ville déserte. J'trouvais ça plus représentatif... Enfin.*
C'est chez Iani que j'ai lu une critique si positive que je n'ai pas pu résister à gouter les quelques pages du début. Puis les pages se sont suivies les unes après les autres et je me rendais à peine compte que ce gros pavé (764 pages quand même!) fondait dans mes mains. D'habitude, je lis Stephen King pendant l'hiver parce que je crois personnellement qu'un gros pavé tiens au chaud pendant la saison froide. Mais là, ça faisait quand même un bon bout que je n'avais pas ouvert un de ses livres et ça me manquait. Alors, cette lecture tombait à point !
J'aime beaucoup Stephen King parce qu'il réussit à nous faire voir le monde qui nous entoure autrement. Après avoir lu le tiers à peine du roman, je surveillais les gens qui toussaient du coin de l'oeil, juste au cas où ! Et puis dans le contexte mondial actuel (quoique il y a toujours un truc nouveau chaque année hein, l'année dernière c'était la grippe du poulet) avec la grippe porcine on se demande finalement s'il n'y aurait pas un brin de vérité quelque part... !
Et puis les personnages sont attachants, Stu l'homme le plus calme d'Arnette, Fran dont on devine le caractère déterminé derrière une façade plus vulnérable, Nick qui a vécu de nombreux obstacles... Mais aussi les "méchants"; la Poubelle qui met le feu (plus c'est gros mieux c'est), Lloyd rongé par sa culpabilité mais aussi par sa longue solitude dans sa cage, Harold rempli de haine et de vices et qui ne peut pas les gérer (aaah, la fin du premier tome me dit qu'il est comme une bombe à retardement, ça va péter !!).
Le Fléau, c'est la super-grippe, mais c'est aussi le Mal incarné par l'Homme sans visage. C'est ce qu'il y a dans chacun de nous et les choix que nous faisons à chaque moment de notre vie.
Bref, pour le premier tome, ça promet pour le (les ? Je ne me souviens plus combien il y en a...) suivants et j'ai bien hâte de mettre la main dessus !
Le Fléau, Stephen King, tome 1, troisième version