Après avoir visionné le film Easy Virtue (cliquez si vous voulez un résumé de l'histoire) mettant en second plan le très convoité Colin Firth, je dois dire que mon avis est mitigé quoique à forte tendance positive. J'ai adoré la construction visuelle des plans et des scènes, particulièrement les jeux de reflets qui se retrouvent partout dans le film. C'est vraiment impressionnant, au lieu de simplement montrer la scène, on a choisi de la montrer par l'intermédiaire d'une surface réfléchissante (et là, tout est bon : miroir, fenêtres, lunette de vue et surtout boule de billard!), ce qui permet de mettre l'accent sur le côté dramatique ou dissociative de la scène. Le film est esthétiquement très beau. Le travail au niveau de la réalisation est, de mon point de vu, impeccable. Le jeu des acteurs est, dans l'ensemble, assez bon.
J'aime vraiment beaucoup le personnage de Jim... Toujours la remarque cynique qui se place au bon moment ! Ahah, quel personnage tout de même que cet être à part qu'est Mr. Whittaker ! Toujours la réplique qu'il faut à la bouche, mordante à souhait. (Ce qu'il dit lorsqu'une de ses filles n'arrive pas à sourire à l'arrivé des nouveaux mariés ! « Tu es anglaise, fait semblant ! » Tordant)
J'aime aussi le personnage de Larita, trop sauvage et trop citadine pour le cadre de la campagne, ne faisant que des gaffes en voulant bien faire... Et la scène où elle écrase l'horrible Poppy !! Cette scène est dans mon top tout de suite après celle des plumes dans Raison et Sentiments.
L'actrice qui joue la mère Whittaker, Kristin Scott Thomas, montre un talent certain puisqu'on ne peut s'empêcher de la hair en la regardant agir envers toute sa cour. Quel être détestable !
Par contre, malgré le personnage de Jim, l'histoire est quand même un peu faible... ou maladroit je ne sais pas trop ! J'ai trouvé triste, à la fin, qu'on ne développe pas davantage sur la relation entre Larita et Jim, après le tango (que j'ai adoré, tout de même, c'est trop cute de les voir danser ensemble). J'aurais coupé dans la relation avec John, il ne m'a trop convaincu... En fait, ce n'est pas le jeu de l'acteur qui ne m'a pas convaincu, mais le personnage en lui-même. Je déteste les garçons qui n'arrivent pas à s'affranchir de leur maman. S'en est ridicule ! Et les soeurs ! L'une est totalement enchaînée à un garçon qu'elle n'a vu qu'une fois et l'autre est tellement niaise qu'on se demande comment elle fait pour continuer à paraître à l'écran ! Et attention là, je ne critique pas le jeu des acteurs, mais bel et bien des personnages tels qu'ils ont été écrit. Il faut avouer tout de même que ce sont des personnages hauts en couleur, très typés.
En définitive, un bon film à conseiller, malgré les quelques faiblesses !
Quelques avis chez Princesse et chez Fashion
La bande annonce : Easy Virtue, de Stephan Elliot, 2008.